Montreux Le Live (CD/DVD)

Montreux Le Live (CD/DVD)

2012  // Live

«Sois sans temps» d’expérience avec 35 jeunes musiciens de talent. Des somptueux arrangements d’ Antoine Auberson. Un souvenir de musique et d’amitié très puissant avec, entre autres, mes deux enfants musiciens! Un anniversaire inoubliable, filmé et enregistré en intégralité.

Achetez le CD/DVD dédicacé par Pascal Auberson →
Regardez quelques vidéos du spectacle sur YouTube →

1 Histoire Fleuve 3:59

En remontant le fleuve
De notre histoire d'amour
En remontant le cours
De notre histoire fleuve

Je nous vois tous les deux
À la source profonde
Dans le bleu de tes yeux
Où les eaux se confondent

C'est en fermant les yeux
Que je tourne les pages
De notre livre à deux
Renvoyant les images

De paniers débordants
De tendresse partagée
Dans tes cheveux d'enfant
Des chevaux et des fées

Et les chants grégoriens
Dans la petite église
C'était tout c'était rien
La terre promise

Des rivières d'eau pure
Des poissons sans arrête
Et nos voix qui murmurent
Toi la belle moi la bête

Des fruits mûrs sans noyaux
Des jardins suspendus
Dans la laine des agneaux
Des parfums disparus

Le piano de Ravel
Aux limpides souffrances
Nous prenant sous son aile
Apaisant nos errances

Ta beauté intérieure
Comme un gant retourné
Ta façon d'être ailleurs
De donner des baisers

Une loge un public
Un crayon pour les yeux
Et sur scène la musique
Que l'on danse tous les deux

Et mes mains sur tes seins
Le sacre du printemps
Debout sur les coussins
Dans ton appartement

Sur la table d'la cuisine
Le petit déjeuné
Une carte de Chine
Dans ta chambre à coucher

Et nos lents corps à corps
Dans des larmes de rire
Font la nique à la mort
Quand la nuit se déchire

Du soleil dans les draps
Quand le matin ruisselle
Les yeux jaunes de ton chat
Du pur sucre en Purcell

Sur la chaise en noyer
Tu t'ballances tu t'ballances
A demi dénudée
Tu respires en silence

Car dehors il faut voir
Le soleil se noyer
C'est la lumière qui meurt
Dans un dernier baiser

Et derrière tous ces mots
C'est ton être qui danse
C'est Mozart c'est Zarmot
La blessure de l'enfance

En remontant le fleuve
De notre histoire d'amour
En remontant le cours
De notre histoire fleuve

En amont des amours
Dans les eaux peu profondes
Dans le silence des jours
À L'origine du monde

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2 Jamaïca 3:40

Les palaces dorés
Les grands hôtels crâneurs
Te filent sous le nez
À t'en serrer le cœur
Ça te fane l'esprit
De voir autant de fric
Tu veux une autre vie
Plus folle et plus magique
Tu veux une autre vie
To live play the music

Jamaïca
Jamaïca ravale ton crachat
Jamaïca fume un peu de ganja
Jamaïca fais bien claquer tes doigts
Seule issue et seul choix
Chante et tu t'en sortiras

Ta vie valsée tanguée
S'attarde se distend
Des mômes meurent camés
Sur des plages d'argent
Comme un couteau levé
À la gorge du ciel
Des foules d'affamés
Noyées sous le soleil
Des foules d'affamés
Chantent et pleurent au pluriel

Refrain

Ecoute à la radio
Les chansons qui crépitent
Il faut sauter plus haut
Il faut courir plus vite
Chante les bidonvilles
Chante le ton quartier
Chante les bidonvilles
Le besoin d'exister
Chante les bidonvilles
Pour pouvoir les quitter

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3 D'abord 4:09

D'abord tu sors d'un ventre chaud
D'une femme infiniment lasse
Comme un poisson qu'on sort de l'eau
Tu n'y mets jamais trop de grâce

D'abord tu reçois des caresses
Des regards toujours pleins de rires
On te nourrit d'unique tendresse
L'amour est roi dans ton empire

Oh ! toi ma mère Oh ! toi ma sœur
Oh ! toi mon père Oh ! toi mon frère
Le temps qui passe me fait pas peur
C'est le manque d'amour sur la terre

D'abord tu chantes comme les oiseaux
Tu ris tu voles et puis tu danses
Comme dans les yeux des orientaux
L'espoir est là il est immense

D'abord tu ouvres grand tes bras
Au premier amour tu chavires
Tu crois qu'tu l'aimes mais tu l'aimes pas
Tout doucement tu la déchires

Oh ! toi ma femme toi ma lueur
Oh ! toi mon arbre ma lumière
Le temps qui passe me fait pas peur
C'est le manque d'amour sur la terre

D'abord tu luttes et tu combats
Tu sens que tout pourrait se faire
Tu vomis ceux qui baissent les bras
Tu veux agir et pas te taire

D'abord la colère gronde en toi
Tu sens que le feu te ronge
Et puis tu acceptes les lois
Ton dos se courbe et tu t'allonges

Oh ! vous mes frères de couleur
Vous qui souffrez tant de misère
Le temps qui passe me fait pas peur
C'est le manque d'amour sur la terre

D'abord elle rôde comme les chiens
Lorsque la nuit se fait plus tendre
Elle te fredonne demain demain
Elle est en toi elle va te prendre

D'abord tu trembles tu voudrais voir
Derrière la nuit avant l'enfance
Alors dans la douceur du soir
Elle te dit oui la délivrance

Oh ! toi ma mère Oh ! toi ma sœur
Oh ! toi mon père Oh ! toi mon frère
C'est pas la mort qui me fait peur
C'est le manque d'amour sur la terre

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4 Ronde de nuit 4:15

Les rayons mal éteints tout bleu sur le pavé
S'étalent comm'le chagrin des trottoirs bétonnés
Près des cinés pornos ça ondule de la fesse
Il y a de vieux travelos qui fardent leurs détresses
En mini robes plastics en collants émaillés
Ders filles belles et tragiques tissent leurs toiles d'araignée

Pour un yes pour un no tu entends du reggae
Qui passe à la radio gaiement désespéré
Y'a des Yankees perdus dans les sables du temps
De vieux enfants barbus qui sourient en sniffant
Y'a des parents blessés cassés comm'du bois sec
Qui pleurent sur le passé acides de leurs échecs

La nuit tous les robots
Ont des yeux de saphir
La myopie a bon dos
Chacun son nu chacun son nu
Chacun son numéro

Y'a des sadiques en cuir qui trouvent bien marrant
De détruire de rougir de fair'gicler le sang
Plus de nom plus de race les rockers de la nuit
En blousons à grimaces et en baskets flapies
Traînent comm'des reptiles leurs comédies humaines
Chargées comm'une pile d'uranium et de haine
Les mains tachées de fric le cœur climatisé
Il y a des messieurs chics avec des vestes croisées
Rictus borsalino caméra de la gloire
Ils fument des cigares gros en limousines noires
Y' a des statues de sel qui bougent à l'horizon
Les criminels réels ne sont pas en prison

Refrain

Autour de moi les gens errent comme des vampires
Ils se montrent les dents en guise de sourires
À chaque coin de rue les flics sont aux aguets
Ils ont les doigts tendus comme des pistolets
Y'a du faux léopard du vrai tyran d'Iran
Y'a du vrai salopard qui se prend pour Tarzan
Y'a des chiens malades des bonheurs éventrés
Qui chantent au hit-parade la sal'té d'exister
Y'a à la dérive des clodos sans sommeil
Qui se rincent les gencives aux goulots des bouteilles
Y' a l'paradis qui ne va plus très fort
En congé maladie il ne sort plus dehors

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5 Allumettes 2:32

Il y a longtemps qu'j'me consume
En espérant que tu t'enflammes
Mais c'est pour rire que tu m'allumes
Tu t'fous de moi et c'est mon drame

Tu brûles comme une allumette
Entre mes doigts qui tremblent un peu
Que dirais-tu d'une cigarette
Qu'on pourrait fumer à deux

J'en allume une
Je grille une brune
Et je soupire
Vaut mieux en rire

Moi je conjugue le verbe je souffre
Pendant que toi tu l'fais griller
Je me retrouve au fond du gouffre
Et toi tu t'envoles enfumée

Je t'ai dans l'sang ma nicotine
Et ça me brûle un peu partout
J'en goberais des bouffées divines
Si seulement j'étais à ton goût

Refrain

En goûtant ta bouche mentholée
Je ferme les yeux et je m'enivre
T'es ma gitane je crie ollé !
Et je m'enflamme je crois revivre

Mais tu souris tu pirouettes
Tu jettes de l'eau sur mon brasier
Et tu t'éteins mon allumette
Et tu m'écrases dans l'cendrier

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6 La lumière est si belle 4:49

La lumière est si belle c'est un pays des dieux
Sur ce lac enchanté tout me semble irréel
Tout est si protégé tout me semble virtuel
Ma princesse de toujours j'ai ton corps dans la peau
Moi qui revient de guerres les mains tachées de sang
Où toujours se déchirent le pouvoir et l'argent
La lumière est si belle dans ce pays si beau

Sommes-nous des étoiles d'un chaos d'origine
Tombées là par hasard du désir de la mer
Sommes-nous les enfants d'une larme divine
La lumière est si belle dans ce pays des dieux
Pénélope mon amour j'en ai les armes aux yeux

Les voyages m'ont forgé un vrai cœur de nomade
Je découvre j'avance je jouis je bouscule
Détaché du noyau du cerveau de l'immense
Je suis un arraché qui n'est plus rataché
Mais l'Ulysse d'aujourd'hui a la langue bien pendue
Je suis moi et j'aime ça quand le ça est surmoi
Quand mon moi n'est plus moi je redoute l'over dose
D'un pays fatigué d'avoir trop pris la pause
La lumière est si belle dans ce pays si beau (bis)

Toujours partout des guerres jusque dans les étoiles
Celles du golf des Balkans les tchétchènes les Afghans
Les frappes chirurgicales les morts sont oubliés
Déportés humiliés les hommes sont affamés
Le sida sur l'Afrique et la lune est conquise
Spectateurs impuissants de nos détresses humaines
Je perçois nos silences comme un aveu masqué
Le neutre est un poison le poison n'est pas neutre

L'ennemi du dehors a poussé du dedans
Et nos cœurs prisonniers d'un passé bien trop lourd
Cherchent à redéfinir le trajet le plus court
Entre le mot et l'acte quand la flèche est amour
Mais quand les rêves s'épuisent bouffés par l'argent
Je respire l'animal et je montre aux enfants
Que la richesse est l'autre qu'il a le goût du frère
Que le sang est tout rouge que l'on soit noir ou blanc
La lumière est si belle dans ce pays si beau (bis)

Mon retour dure toujours je ne peux revenir
Mon amour est si pur je n'ai pas oublié
Je sais rien de la mort je me sens prisonnier
Du désir d'être aimé de revenir au port
Pénélope mon amour j'en ai les larmes aux yeux

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7 Gens du voyage 7:13

Ne vous sentez-vous pas nomade
Par nature profonde
Ne vous sentez-vous pas sédentaire
Par obligation

N'y a-t-il pas dans chacun de nous
Un Touareg en silence
N'y a-t-il pas dans chacun de nous
Un tzigane aux yeux d'or
N'y a-t-il pas dans chacun de nous
Un gitan qui s'élance
Un bohémien qui dort
Le parfum d'une enfance
Où l'Inuit et l'Indien
Pour conjurer la mort
Se prennent par la main
Pour entrer dans la transe
À la vie à la mort
Sur le même chemin

Gens du voyage gens de passage
Vous qui marchez dans l'paysage
La maison sur le dos
Sur vos visages d'autres rivages
Des oiseaux

Ne vous sentez-vous pas nomade
Par nature profonde
Ne vous sentez-vous pas sédentaire
Par obligation
N'y a-t-il pas dans chacun de nous
L'élégance d'un berbère
N'y a-t-il pas dans chacun de nous
Un bédouin qui rigole
N'y a-t-il pas dans chacun de nous
Un eskimo qui danse
Un homme bleu du désert
Un rythme une cadence
Un Massaïs un pygmée
Une réminiscence
Une ancienne parole
De l'humaine transhumance
D'avant les barbelés
Les barrières et les zoll

Gens du voyage gens de passage
Vous qui vivez dans vos bagages
La maison sur le dos
Heureux présages
Parfums sauvages
Renouveau

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8 L'âme au bout des doigts 4:29

Quand le jour est chagrin
Et qu'il fait froid dehors
Ma main rejoint ta main
Et je me sens plus fort

Je laisse l'horizon
Se noyer de nuages
Dans le jour tendre et blond
Je me sens d'un autre âge

Plus d'aube à l'horizon
Plus de matin de cendre
Tu es comme un été
Dans le mois de décembre

Je n'ai rien que des rimes
À t'offrir aujourd'hui
Des pianos que j'abîme
De tendresse et de cris
La chanson que j'invente
Est née au fond de toi
Tu sais quand je la chante
Tu sais quand je la chante
J'ai l'âme au bout des doigts
J'ai l'âme au bout des doigts

C'est au creux de tes bras
Que je vis que j'existe
Toi qui donnes à mes doigts
Le talent des artistes

C'est toi qui fait chanter
Tout ce que j'improvise
C'est toi qui sais donner
De l'or aux choses grises

Ma vie prend ses racines
Aux sources de ton âme
Je n'ai pour origine
Que ton amour de femme

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9 Gilou 4:25

Elle c'est Lou lui c'est Gil
Ils sont là sous la lune
Elle alone mais elle sait
Qu'être seul c'est la zone

Il est seul elle le sait
C'est inscrit sur sa gueule
Elle est folle de ses cils
Et sa peau la rend folle

Lui c'est Gil elle c'est Lou
Toujours là sous la lune
Lui est fou de ses cils
Et sa peau le rend fou

Elle est belle comme un ange
Il est beau comme un loup
Ils ont l'âge de l'enfance
Regardez comme ils dansent
Sous la lune en silence
Et déjà ils s'enlacent

Elle allume en lui ce qu'il aime en elle
Il allume en elle ce qu'elle aime en lui
Elle allume en lui ce qu'elle aime en elle
Il allume en elle ce qu'il aime en lui

Elle c'est Lou lui c'est Gil
Ils sont fous sous la lune
Deux enfants du soleil
Qui s'enivrent l'un de l'autre

Elle le serre dans ses bras
Il se noie dans ses cils
Elle fait Lou il fait l'ange
Et leurs ailes se mélangent

C'est LouGil c'est GiLou
Ils se sucent à la lie
Elle en lui lui en elle
Regardez comme ils dansent
Sous la lune en silence
Regardez comme ils s'aiment

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10 Les yeux d'mon fils 3:39

J'nage dans l'iris
Des yeux d'mon fils
Oh ! quel délice
Feu d'artifice
Dans l'eau complice
De père en fiston
Dans ta prunelle
J'immisce
Soudain j'aperçois
L'oasis
Où l'homme
Fatigué d'avoir cherché l'homme
S'endort dans l'amour
De ton premier jour
Oh ! mon fils ton père
N'a plus peur de la mort

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11 Icare 10:02

J'allais comme tous les soirs jouer chez les copains
On jouait au billard dans l' p'tit bistrot du coin
J'avais comme tous les soirs une envie de crever
Quand le soleil se couche comme un oiseau blessé

Dans la rue des gens pressés bousculés Fatigués
Le nez dans leurs souliers
Rentraient comme tous les soirs chez eux
Pour le dîner

Passé d'vant l' p'tit bistrot j'me suis pas arrêté
J'ai pris la rue qui monte et sans me retourner
J'ai gravi quatre à quatre tous les grands escaliers
Tu sais ceux qu'on prenait pour aller s'embrasser

Poussé par un démon ou était-ce une fée
J'avançais dans la foule comme si j'avais trouvé
Le pourqui le pourquoi on allait tous crever
Mon cœur rythmait mes pas mes pas sur le pavé

Sur les grands boul'vards la pluie a commencé
Elle tombait dans les yeux la ville était trempée
Partout que des bagnoles et puis de tous côtés
Des minables HLM crachotant d'la fumée

Devant moi la banlieue comme une grosse araignée
Avait tissé sa toile de béton et d'acier
Retenant prisonniers par leurs ailes déployées
Des anges venus du ciel porteurs de liberté

J'ai laissé la banlieue comme je l'avais trouvée
J'avais plus rien à perdre j'avais tout à gagner
De toutes façons maint'nant j'pouvais plus reculer
Je savais qu'aujourd'hui j'allais te rencontrer

Dans la rue des gens pressés bousculés Fatigués
Le nez dans leurs souliers
Rentraient comme tous les soirs chez eux
Pour le dîner

Comme une locomotiv' dans la nuit j'ai foncé
Attiré par la lune aussi douce qu'un baiser
Mon cœur pissait des larmes des larmes au goût sucré
Je savais qu'aujourd'hui j'allais te rencontrer

Alors c'est dans mon dos que tout a commencé
Entre mes omoplates la peau c'est déchirée
Alors c'est dans mon dos que deux ailes ont poussé
Deux ailes immenses et blanches aux reflets argentés

Alors comme un oiseau je me suis élancé
Le cou tendu vers cette liberté
Alors comme un oiseau je me suis envolé
Je savais qu'aujourd'hui j'allais te rencontrer

Voler voler voler dans l'soleil
Voler voler voler dans l'soleil

Comme Icare mes ailes ont fondu au soleil levant
J'suis tombé
Comme la mer efface les pas des amants désunis
Fallait pas y aller

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12 Je pleure pour toi 4:24

Je pleure pour toi je pleure pour moi
Je pleure pour tous ceux qui n'ont pas
Qui n'ont pas pu réaliser
leurs projets fous leurs grandes joies
Je pleure pour tos ceux qui sont rien
Alors qu'ils voulaient être roi

Toutes ces larmes elles me font
Une rivière de diamant
Qui coule coule bien trop souvent
De par mes yeux mes yeux d'enfant
Qui mettent au monde
Un nouveau monde meilleur

Je pleure sur toi je pleure sur moi
Je pleure ma rage et ma lâch'té
Mon ignorance ma faculté
De n'pas crier quand on m'ordonne
De n'pas r'fuser quand on me donne
Un uniforme et des souliers

Je pleure l'argent je pleure le fric
Je pleure pour tous ceux qui le cachent
Ceux qui le mangent ceux qui le crachent
Ceux qui le plantent et qui l'arrosent
Ceux qui le sentent et qui lui causent
Je pleure pour eux il faut qu'ils sachent

Je pleure dans toi je pleure dans moi
Je pleure parc'que j'ai peur du vide
De mourir seul de mourir vide
De n'croire en rien d'être lucide
De n'pas pouvoir tenir ta main
Lorsque nous ne serons plus rien

Toutes ces larmes elles me font
Une rivière de diamant
Qui coule coule bien trop souvent
De par mes yeux mes yeux d'enfant
Qui mettent au monde
Un nouveau monde meilleur

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13 Mimi 2:23

Puisque ton âme est ainsi faite Mimi
Puisque ton regard est si bleu
Puisque ton âme est si fragile Mimi
Puisque nos cœurs sont déjà vieux

Puisque nos corps sont immobiles Mimi
Alors qu'hier ils étaient feu
Puisque tout devient inutile Mimi
Alors évitons les adieux

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14 Où sont ceux qu'on aime 4:18

Où sont ceux qu'on aime
Quand ils sont partis
Où vont leurs je t'aime
Leurs silences leurs cris
Ceux qu'on a serré très fort
Ceux qu'on a serré si fort
Où sont ceux qu'on aime
Ceux qu'on aime encore
Quand tout est fini

Et c'est Martine et c'est Betty
Georges et Lisbeth et Nathalie
Et c'est François et c'est Gilbert
William Rachel Paul et Julie
Et c'est Toinon et c'est ta mère
Françoise Armande Pierre et Marie
Et c'est ta femme c'est ton amie
Et c'est le sort de toute vie

Montent les larmes descend la nuit
Quand on est seul seul dans son lit

Où son ceux qui restent
Quand l'autre est parti
Où vont tous leurs gestes
Leurs caresses leurs cris
Ceux qui sont encore en vie
Ceux qui ont encore envie
Où vont leurs détresses
Ceux qui restent en vie
Quand l'autre est parti

Printemps été automne hiver
On se surprend dans la journée
À rêver lorsque sur la mer
Le bateau viendra nous chercher
Il y a tant d'eau jusqu'au mystère
Tant d'éphémère à consoler
Et ce chemin qu'il faudra faire
Le grand miroir à traverser

Montent les larmes descend la nuit
Quand on est seul seul dans son lit

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15 Sagesse 4:06

Écoutez la chanson bien douce
Qui ne pleure que pour vous plaire
Elle est discrète et légère
Un frisson d'eau sur de la mousse

La voix vous fut connue et chère
Mais à présent elle est voilée
Comme une veuve désolée
Pourtant comme elle encore fière

Et dans les longs plis de son voile
Qui palpite aux brises d'automne
Cache et montre au cœur qui s'étonne
La vérité comme une étoile

Elle dit la voix reconnue
Que la bonté c'est notre vie
Que de la haine et de l'envie
Rien ne reste la mort venue

Elle parle aussi de la gloire
D'être simple sans plus attendre
Et de noces d'or et du tendre
Bonheur d'une paix sans victoire

Accueillez la voix qui persiste
Dans son naïf épithalame
Allez rien n'est meilleur à l'âme
Que de faire une âme moins triste

Et dans les longs plis de son voile
Qui palpite aux brises d'automne
Cache et montre au cœur qui s'étonne
La vérité comme une étoile

Elle dit la voix reconnue
Que la bonté c'est notre vie
Que de la haine et de l'envie
Rien ne reste la mort venue

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16 Ange rebelle 5:08

Sur la terre en rebelle
Tu veux faire c'que tu veux
Tu veux passer le ciel
Aux tamis de tes vœux
Tu veux des routes neuves
Des nymphes des sunlights
Sentir comme des preuves
La vie en faux contact

Le temps et la vitesse t'accaparent
Le temps et la vitesse t'accaparent
Ange ange rebelle t'es fou
Ange ange rebelle t'es fou

De galères en galères
Tu t'ramasses chaque jour
Les canards sont plein d'guerre
Tu n'crois plus à l'amour
Tu te dis que sur terre
Faut ramasser des sommes
Être un homme d'affaire
Plus qu'une affaire d'homme

Le temps et la vitesse t'accaparent
Le temps et la vitesse t'accaparent
Ange ange rebelle t'es fou
Ange ange rebelle t'es fou

Cette vie que tu vis
N'est que la dent de lait
Du pays infini que le ciel
Nous promet

T'en a marre des montagnes
Qu'il faut toujours grimper
Cette vie de cocagne
Pour atteindre des sommets
Les sorciers décadents
Disent qu'il faut voir pour croire
Et si tout simplement
Il fallait croire pour voir

Sous de fausses lumières
Pour de fausses couleurs
Tu oublies ton repaire
L'étrange soleil des cœurs
Sous une peau de bête
Perfecto de mépris
Noir derrière tes lunettes
Tu ne vois plus la vie

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17 Scène noire 6:11

Tiens ! et si la scène ce soir
Restait plongée dans le noir
Dans un silence musicien
Viens ! comme à l'enfant quand il est tard
Je te raconterai des histoires
La nuit les mots sont magiciens

Refais le monde
Rien qu'une seconde
La vie l'amour la mort
On verra bien
La vie l'amour la mort
C'est pour demain

Viens ! profite donc un peu du noir
Sous leurs masques accessoires
Le jour les hommes sont comédiens
La nuit mille couleurs cassent le noir
On s'invente des départs
On tue les heures à l'infini

Refais le monde
Rien qu'une seconde
La vie l'amour la mort
On verra bien
La vie l'amour la mort
C'est pour demain

Viens ! le faisceau est trajectoire
Coup de couteau dans le noir
La scène accomplit son destin
Chante sous l'éclat des projecteurs
Nous renaîtrons pour une heure
Le spectacle vit et puis s'éteint

Refais le monde
Rien qu'une seconde
La vie l'amour la mort
Chante-les bien
La vie l'amour la mort
Chante-les bien

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