Offshore

Offshore

2014 Nouvel album digital

Offshore – uniquement en digital pour l’instant. Si je suis un touche-à-tout c’est parce que tout me touche. 19 titres enregistrés sur une période d’un an et demi. Littéralement «Offshore» veut dire loin du rivage, qui pour moi signifie une liberté de ton dans la création de ces chansons, certaines en collaboration avec Christophe Calpini, arrangeur contemporain, le quatuor Barbouze de chez Fior, Daniel Bourquin et tant d’autres musiciens magnifiques.

1 Arrière! 4'59

ARRIERE !
Texte P.Auberson/ musique P.Auberson
Piano solo Pascal Auberson

À force de bétonner nos chemins nos rivières
Malgré nos hurlements nos suppliques nos prières
À force de saloper l’océan le désert
Malgré nos hurlements nos suppliques nos prières
À la place du cœur ils n’ont qu’une grosse pierre

Arrière ! Arrière !

À force de fourailler les entrailles de la terre
À planter leurs trocarts jusqu’au cœur du mystère
Pour en sucer la moelle en extirper le suc
Jusqu’à la dernière goutte en exploiter la sève

Arrière ! Arrière !

Entendez l’hérisson le chevreuil la panthère
Les girafes les guenons le corail dans la mer
Minuscules araignées papillons éphémères
Rossignoles et perdrix cochons d’indes et fourmis

Est-ce un rêve insensé 
Un temps mort demandé ?
Une prière

À force de bétonner nos chemins nos rivières
Malgré nos hurlements nos suppliques nos prières
Tous ces singes en costume et leurs bonnes manières
Leur jet set de l’ennui leurs missiles de croisière
Leurs mensonges leurs traders leur sale pub outrancière
Sous les yeux des enfants qui voudraient voir la mer
À la place du cœur ils n’ont qu’une grosse pierre

Arrière ! Arrière !

Écoutez la cellule, on bafoue le mystère
L’escargot le guépard et la tendre fougère
L’éléphant le cheval et la lente rivière
L’espadon le requin l’oiseau-lyre l’éphémère

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2 Rien ne rime tout se tient 3'36

RIEN NE RIME TOUT SE TIENT
Texte Pascal Auberson
Musique C. Calpini/P. Auberson
Arrangement+ batterie C. Calpini
Quatuor Barbouze de chez Fior

Laminé par la lumière du jour
Trop blanche
De jours en jours
Tu dois voir la mer
Dans une brume pétrole
Pas très clair !

Et ce rêve
D’une aurore boréale
Cantique des cantiques
Laminé l’animal
Par une vague de fond
Pas la majeur pas lamineur
Solaire…Lunaire

De derrière tes lunettes
Tu vomis l’ordinaire
D’un décor en plastic
D’un soleil à l’envers

Eh ! tu t’amuses des mots
Des hameçons des baisers
Tu les suces tu les craches
Les ranimes les cravaches

Joséphine sur un ch’val
Epouse le galop
D’une nuit légendaire
Madame rêve
De cuir souple
D’une clope
Et quelle classe
Loin d’être dupe
Sex drogue
And rock and roll
Sous les jupes…
Des corolles

RIEN NE RIME TOUT SE TIENT

À peine vacciné
Sans certitudes
La mineur la majeur
Laminé par l’ampleur
Du doute
Autant de gouttes
Que d’eau
De questions

Sans réponses
Parachute en torche
Tout miser sur un saut
Pour une once de poudre
Sur tes ailes papillon
Tu planes
Volutes de fumée
D’un nuage cylindrique
À la forme excentrique

Alain ne ment plus
Reçois la chute
Comme un cadeau
Une aubaine
Fait un trou dans la terre
Jusqu’au centre
Paradis et l’enfer
Des conneries
Des fredaines
Se laisse cuire le lard
Sans tarder sans fard
Plus la peine
Se fait fondre jusqu’à l’os
Pour renaître dans la fibre
D’une étoffe inconnue
C’est Gaby
Dans l’intime
Sur sa peau de silence
Bouche bée
De bords à bords
De lèvres à lèvres
Et Bashung boit la tasse
Jusqu’à l’aube
Dans la nuit de la nuit
Une chanson un refrain
Immortel
Rien ne rime
Tout se tient

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3 Bella Vita 3'08

BELLA VITA
Texte et musique Pascal Auberson
Arrangement Pascal Auberson
Sax Antoine Auberson
Quatuore à cordes + Choeur Barbouze de chez Fior
Batterie c. Calpini

Bella bella la vita
Gracié mamma gracié papa
Bella bella la vita
Viva la malinconia
Bella bella la vita
Una tragicomédia
Bella bella la vita
Sulla strada del destino

Mais la vie
Elle nous saoule elle nous roule
Elle nous coule dans un moule
Mais la vie
Elle nous glace elle nous casse
Nous entasse dans la nasse
c’est l’impasse
Dégueulasse !

Ma la vita senza la morte
È la morte della vita

Mais la vie
Elle nous broie elle nous noie
Au tapis nous envoie
Pas la joie
Mais la vie
Elle nous flingue nous rend dingue
Nous dézingue nous déglingue
Mais la vie
Elle nous mord nous dévore
Et ce corps qui se tord
Tant d’efforts pour être fort
Mais la vie
Du lundi au mardi
Ça r’commence c’est fini
Mercredi et jeudi
Vendredi sous la pluie
Et samedi on se plie
Le dimanche on oublie

Ma la vita senza la morte
È la morte della vita

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4 J'suis un chanteur 3'29

J’SUIS UN CHANTEUR POPULAIRE
Texte P.Auberson/ musique P.Auberson
Arrangements cuivres et sax César Deckerd’Auberson
Sax Antoine Auberson
Baking vocal Solam
Batterie Christophe Calpini

J’ suis un chanteur populaire et de qualité
Les deux pieds sur la terre et très concerné
Passager solidaire
Légèrement décalé
Dans le monde éphémère
Des mondanités

J’ suis un chanteur populaire parfois survolté
Qui se donne des faux airs d’artiste engagé
Pour masquer la misère
Des romances d’été
Citoyen libertaire
Pour vous faire rêver

Choeur
Oui oui oui oui un chanteur populaire oui
Oui un chanteur populaire mais de qualité

J’ suis un chanteur populaire et de qualité
Enragé volontaire un lion blessé
Un taureau solitaire
Aimant la liberté
Chaud lapin sur la terre
Pour l’éternité

J’ suis un chanteur populaire et de varié
À l’humeur passagère qui veut s’éclater
Toucher la ménagère
Faire pleurer l’employé
Enflammé volontaire
Au premier degré

Comm’un chanteur populaire mais de qualité
Com’ un chanteur populaire mais de qualité populaire

J’ suis un chanteur populaire mais de qualité
Qui veut toujours défaire tout recommencer
Qui veut marier Schubert
Avec Bob Marley
Parker avec Fauré
Rastaquouères et paumés

Pour un chanteur populaire mais de qualité
Populaire

J’ suis un chanteur populaire un miraculé
Mais pour mon manager un enfant gâté
Animal éphémère
Parfois consterné
Par les drôles de manières
De votre humanité

J’suis un chanteur populaire et de qualité
Qui attire la lumière pour la renvoyer
Dans vos cœurs sans repères
D’enfants déchirés
Un miroir à l’envers
Pour vous enchanter

Une chanson populaire et de qualité

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5 Cosmoboy 5'10

COSMOBOY
Texte Nicole Gaillard/ Musique P.Auberson
Arrangement + Batterie Christophe Calpini
Guitare Laurent Poget
Sax Ganesh Geymeier
Piano préparé Pascal Auberson


Un jour encore
Avant de quitter l’horizon
Un jour encore
Avant de faire le grand plongeon

Comme elle s’endort
Près de moi si profondément
Comme elle s’endort
Dans son lit Belle au dormant

Pourquoi faut-il que je l’aime
Si je dois partir quand même
Endormie elle est si belle
Tout tourne autour d’elle

Le jour se lève
A midi je quitte la Terre
Le jour se lève
Je vais traverser l’atmosphère

Au fond de moi
C’est un chaos de sentiments
Au fond de moi
La fièvre monte lentement

Je vais enfin décoller
Filer dans l’immensité
Regarder la Terre du ciel
Tout tourne autour d’elle

Ma belle
Mes pensées prennent l’ascenseur
Mon âme fait le grand écart
Je largue toutes les amarres

Ma belle
Mon cœur est en apesanteur
En suspension dans l’infini
Il flotte dans la galaxie

Sur une orbite éternelle
Je suis entre terre et ciel
Tout tourne autour d’elle

Devant mes yeux
Tes yeux ressemblent à deux planètes
Devant mes yeux
C’est un grand ballet de comètes

Je me souviens
De ton profil sur l’oreiller
Si je reviens
je te réveille d’un seul baiser

Ma tête est en expansion
Je suis en révolution
Passager de l’univers
Si loin de la Terre

Ma belle
Mes pensées prennent l’ascenseur
Mon âme fait le grand écart
Je largue toutes les amarres

Ma belle
Mon cœur est en apesanteur
En suspension dans l’infini
Il flotte dans la galaxie

Sur une orbite éternelle
Je suis sorti de l’échelle
Passager du ciel
Ma belle si belle belle !

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6 Allons enfants! 4'38

ALLONS ENFANTS !
Texte Pascal Auberson
Musique C.Calpini/P.Auberson
Arrangement + Batterie Christophe Calpini
Guitare Franco Cassagrande


Y a plus que d’ la poussière de gilet
Au fond des poches du citoyen
Lambda comme y disent
Lambda c’est la crise

Y a plus qu’des trous dans les valises
Des moins que rien tombés du train
Lambda comme y disent
Lambda c’est la crise

Y a plus qu’des rêves qui se brisent
Des écrans plats qui nous prédisent
Une vie de chien
Une vie de chien

Et c’est la crise qui nous divise
La mer à boire où l’on s’enlise
Il est pas loin le temps des c’rises
De la commune d’la p’tite Louise

C’est l’désespoir le fond du trou
C’est sans espoir le monde est fou
Pendant c’temps-là ils s’organisent
Ils trafiquottent ils font des sous

Mais sous la ch’mise y a la peau
Un cœur qui bat un sang nouveau
Par-dessus bord les marchandises
Faites le ménage tournez la page

Allons enfants
Filles et garçons
Marchez marchons
Chantez chantons
Du passé
Faites table rase
Dansez dansons
Changeons de base

ALLONS ENFANTS !

Allons-y Mesdames et Messieurs
Allons-y !
Tout doit disparaître
Caramel mou sucette surprise
Un vieux logiciel socialo-déprimé
Chocolat chaud avec cerise
Un rossignol automatique
Marx est mort Dieu aussi
Et d’ailleurs moi-même je m’ sens pas très bien
Cours camarade le vieux monde est derrière toi
Georges, prends-moi un tour
Sur le carrousel d’la crise !


Allons enfants
Filles et garçons
Marchez marchons
Chantez chantons
Du passé
Faites table rase
Dansez dansons
Changeons de base

Allons-y mesdames et messieurs
Allons-y !
Un baiser sans entrave avec sa panoplie
Sartre et Simone en castors lubriques
Véritable sable du quartier Latin
Avec pelle et seau en prime
N’hésitez pas Madame Monsieur
Un Freud sans son œdipe
Une imagination sans pouvoir
Un Lacan laqué aigre doux
Une barricade en modèle réduit carton pâte
Une matraque en chocolat
Un interdit d’interdire en fer forgé
Pour le prix d’un solex
Un cocktail Molotov
Nounours en peau de CRS
Pavés en latex
Un cœur à gauche doublé d’un porte-monnaie à droite
Nos stock-options parachutes dorés
Pipes et cigares en solde
Un Madoff parfumé
Un Lehman brothers… et ta sœur
Elle bat l’ beurre
Elle fait peur la crise
Avec ses gros nibards et ses clébards
Louise, prends-moi un tour sur le carrousel d’ la vie !

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7 Dollar 3'37

DOLLAR
Texte et musique Jean Villard Gilles
Adaptation musique C.Calpini
Arrangement + Batterie Christophe Calpini
Guitare Laurent Poget


De l’autre côté de l’Atlantique
Dans la fabuleuse Amérique
Brillait d’un éclat fantastique...l’dollar
Y f’sait rêver les gueux en loques
Les marchands d’soupe et les loufoques
Dont le cerveau bat la breloque...l’dollar
Et par millier d’la vieille Europe
Quittant sa ferme son échoppe
Ou les bas quartiers interlopes...on part
Ayant vendu jusqu’à sa ch’mise
On met l’cap sur la terre promise
Pour voir le dieu dans son église le dieu dollar

Et déjà dans la brume du matin blafard
Ce soleil qui s’allume c’est le dieu dollar
Il éclaire le monde de son feu criard
Et les hommes à la ronde l’adorent sans retard

On ne perd pas l’nord vous pensez
Juste le temps de s’élancer
De s’installer d’ensemencer...ça part
On joue on gagne on perd on triche
Pétrole chaussettes terrains en friche
Tout s’achèt’ tout s’vend on d’vient riche...l’dollar
On met les vieux pneus en conserve
Et même afin que rien n’se perde
On fait d’l’alcool avec d’la m...dollar
Jusqu’au bon Dieu qu’on mobilise
Et qu’on débit’ dans chaque église
Aux enchères comme une marchandise à coups d’dollar

Mais sur la ville ardente dans le ciel blafard
Cette figure démente c’est le dieu dollar
Pas besoin de réclame pas besoin d’effort
Il gagne toutes les âmes parc’qu’il est en or

Autos phonos radios machines
Trucs chimiques pour fair’ la cuisine
Chaque maison est une usine...standard
À l’aube dans une Ford de série
On va vendre son épicerie
Et le soir on r’rtouve sa chérie...standard
Alors on fait tourner les disques
On s’abrutit sans danger puisque
On s’est assuré contre tous risques...veinard
La vie qui tourne comme une roue
Vous éclabousse et vous secoue
Il aime vous rouler dans la boue le dieu dollar

Quand la nuit sur la ville pose son manteau noir
Dans le ciel immobile veille le dieu dollar
Il hante tous les rêves des fous d’ici-bas
Et quand le jour se lève il est encore là

On d’vient marteau, dans leur folie
Les hommes n’ont plus qu’une seule envie
Un suprême désir dans la vie...de l’or
S’ils écoutaient, par tout le monde
On en sèmerait à la ronde
Au fond de la terre profonde...encore
On en nourrirait sans relâche
Les chèvres les brebis même les vaches
Afin qu’au lieu de lait elle crachent...de l’or
De l’or partout de l’or liquide
De l’or en gaz de l’or solide
Plein les cerveaux et plein les bides encore…

Mais sous un ciel de cendre vous verrez un soir
Le dieu dollar descendre du haut d’son perchoir
Et devant ses machines sans comprendre encore
L’homme crever de famine sous des montagnes d’or

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8 Du curare 3'48

DU CURARE!
Texte P.Auberson/ Musique C.Calpin
Arrangement + Batterie Christophe Calpini
Sax Nunuss Bourquin


A dada À dada sur ton dos j’adhère à donf
Go ! Go ! Go ! Go !mon amour au galop Go !
A dada À dada sur ton dos j’adhère  à donf !
Go ! Go !Go ! Go ! mon amour au galop Go !

Nom de dieu je divague
Mon cerveau déjanté
Débordé par les vagues
Mes neurotransmetteurs s’enlisent
Sous licence Gardenal
Dans une nuit chimérique
Sommeil paradoxal
Monumental
Du curare ! Du curare !
Son effet diabolique
Paralyse l’ouverture
Entonnoir en spiral
Académiques mikado
kamikaze sans avion
Piquant droit sur la cible
Je laisse partir en vrilles
Mes derniers artifices
D’un tuyau dégouline
Un liquide infernal
Goutte-à-goutte
Méthadone ou morphine ?
Vers le haut je percute
Mon mental se lamente
Le contenu du flexible appartient à l’ach’teur
C’est ça disent les promoteurs
Dans le cœur de la cible
Mets ta cagoule ta p’tite laine
Rentre pas trop tard

Oh ! ça va comme tu veux
Sous ta couette hivernale
Mon amour infernal 
Tu danse comme tu respires
En gazelle tu m’inspires
Dionysos d’opérette tu délires nom de dieux
Mademoiselle sismique
La baronne des barreaux

Admirant la plastique de ses lèvres écarlates
Comiquo-dramatiques
L’air de rien désaltère mon unique tuyau
Un rêve qui tangue dans la nuit chaude
Ta chute de rein peler la mangue
Sue sang et eau pour tes beaux yeux
Ta peau opale augmente ma dose D’adrénaline
Du sang du noir au blanc
Métissage jusqu’à l’os
Élancée du sauvage
Féline sangsue
Je bande au néon
Quand ta groupe se dandine
Dreads d’ados dans le dos
Je rêve de dos d’âne
De bains douches de hammam
Où les pores se dilatent
Libérant leur sueur
Ni d’Eve ni des dents
Dans le jardin de personne
N’en déplaise à certain
Paradisiaque !

A dada À dada sur ton dos j’adhère ! à donf
Go ! Go !Go !Go ! mon amour au galop Go !

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9 La nuit yunal 3'06

LA NUIT YUNAL
Texte P. Auberson
Musique Calpini/P.Auberson
Arrangement + Batterie Chritophe Calpini
Baking vocal Solam

La nuit Yunal
Le jour Roujel
L’ai vue Uvèl
Si seule Leusis
Sa main Ainmas
Matin Aintam
Toute nue Une toute
Si belle Lébis

Je l’aime Mailej
Soleil Yélos
Elle danse Sandelle
Je vole Lovej
Vers elle elle rêve
Sa peau Eaupas
Dans l’eau Eauland
Baiser Èzèb

La nuit Yunal
Le jour Rougel
L’ai vue Uvelle
Si belle Lébis
Courir Rirouc
Malgré Èrglam
La pluie Yulpal
Reflète ses fleurs

Je l’aime Mailej
Soleil Yélos
Baisers ézaib
Volés élov
Au temps Ento
Qui passe ça pique
J’arrive virage
Je vole lovej

La nuit yunal
Michèle Léchim
M’attend m’entame
Me léche chilom
La nuit yunal
Michèle léchime
Tam tam Totem
Tout le toutim

La nuit Yunal
Le jour roujel
L’ai vue uvèl
Si belle lébis
La lune nulal
Dans l’eau eauland
Ruisselle lèssuir
Sur elle lèruss

La vie ival
Si belle lébis
Avale lava
L’étoile Laouté
Cadeau eaudac
On sème maison
Mirage jarim
Merci issrèm

La nuit yunal
Michèle Léchim
M’attend m’entame
Me léche chèleum
La nuit yunal
Michèle léchime
Tam tam Totem
Tout le toutim

Je t'aime à l'envers
Méteugearévenl
Je t’aime à l’endroit
Méteujaoirland

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10 Lampe de poche 3'20

LAMPE DE POCHE
Texte Catherine Favre
Musique P.Auberson
Arrangement + Batterie Christophe Calpini Arrangement cordes Pascal Auberson
Quatuor Barbouzes de Chez Fior
Bugle Mathieu Michel

Le sombre tombe
Le monstre hante
Mon corps
Ce creux

Tu veux encore
Le corps en pente
Avant la tombe
C’est mieux

Au fond du gouffre
Je n’y vois rien
Ça tourne
Ça tombe

Enfourche et bombe
Le torse, viens
Et laisse le souffre
C’est bien

Être un aveugle
Plutôt que borgne
Éclaire
Le gouffre

Tu souffres en terre
Sans être morne
Vertu d’aveugle
Se taire

Si tu as peur
Si t’es tout seul
Etrange
Humide

Si tu te perds
Si tu te vides
Amer
Avide

Oublie le temps
Pour un instant
Et sens
Ce vide

Au moins la source
Juste une lampe
Frontale banale de poche
Une petite lampe
Ampoules au pied dedans ta poche
Ventrale

Emprise aux proies
De la passion
Bœufs et charrue
Même temps

Pied de marin
Perdre le nord
Aimer
L’oubli

Brouillard épais
Anéantit
Les sens
Intense

Encense
Et pense
À l’épaisseur
Sans paresser

Oublie le temps
Pour un instant
Et sens
Ce vide

Au moins la source
Juste une lampe
Frontale banale de poche
Une petite lampe
Ampoules au pied dedans ta poche
Ventrale

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11 Quand on est si près 2'52

QUAND ON EST SI PRÈS
Texte Nicole Gaillard/ Musique P.Auberson
Arrangements Pascal Auberson
Batterie C.Calpini
Alto Laurence Crevoisier
Bugle Mathieu Michel

Quand on est si près
Que nos corps se touchent
On croit que l'on sait
De quoi l'autre est fait

Quand on est si près
Sur la même couche
On croit que l'on sent
Ce que l'autre sent

Mais tu es l'autre
Et je suis moi
Même si parfois
Je crois
Que je te tiens
Que je te sais
Que je te sens
En moi

Quand on se connaît
Depuis si longtemps
On croit que les ans
Deviennent ciment

Quand on se connaît
Depuis si longtemps
On croit qu'à jamais
Un chemin est fait

Refrain

Quand on est si près
Que de bouche à bouche
Coulent des mots doux
On croit qu'on sait tout

Mais je suis l'autre
Et tu es toi
Même si parfois
Tu crois
Que tu me tiens
Que tu me sais
Que tu me sens
En toi

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12 Sagesse 4'07

SAGESSE
Texte Verlaine/ Musique P.Auberson
Arrangement cordes Antoine Auberson
Arrangement + Batterie Christophe Calpini
Quatuor Barbouzes de Chez Fior

Écoutez la chanson bien douce
Qui ne pleure que pour vous plaire
Elle est discrète et légère
Un frisson d’eau sur de la mousse

La voix vous fut connue et chère
Mais à présent elle est voilée
Comme une veuve désolée
Pourtant comme elle encore fière

Et dans les longs plis de son voile
Qui palpite aux brises d’automne
Cache et montre au cœur qui s’étonne
La vérité comme une étoile

Elle dit la voix reconnue
Que la bonté c’est notre vie
Que de la haine et de l’envie
Rien ne reste la mort venue

Elle parle aussi de la gloire
D’être simple sans plus attendre
Et de noces d’or et du tendre
Bonheur d’une paix sans victoire

Accueillez la voix qui persiste
Dans son naïf épithalame
Allez rien n’est meilleur à l’âme
Que de faire une âme moins triste

Et dans les longs plis de son voile
Qui palpite aux brises d’automne
Cache et montre au cœur qui s’étonne
La vérité comme une étoile

Elle dit la voix reconnue
Que la bonté c’est notre vie
Que de la haine et de l’envie
Rien ne reste la mort venue

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13 Seul sous la douche 7'22

SEUL SOUS LA DOUCHE
Texte P.Auberson
Musique C.Calpini
Arrangement C.Calpini
Guitare Laurent Poget
Sax Nunuss Bourquin

Revenu de tout
Mais sans cesse en partance
Ayant passé ma vie
À noyer le poisson
Sur des pistes aux étoiles
Dans des boules à facettes
À faire vibrer les sons
En tournant les casquettes
En passant le plus clair
Le plus clair de mon temps
À tirer sur des cordes
De guitares détournées
Chevauchant l’harmonie
En soufflant sur la braise
Sur la braise
D’instruments diaboliques
De tubas d’un autre âge
En tamtams synthétiques
Toute une vie !
Trafiqueurs d’harmonium
De tambours sur roulettes
De triangles en caisses claires
Trompinettes déjantées
De pianos sans bretelles
Désossant des samplers
En fumée de chiloms
Marimbas palissandres
De lamelles en lamelles
Transpirant dans la fosse
Aux ours endimanchés
En comptant des mesures
D’opérettes emplumées
D’opéras dramatiques
Surannés démodés Archaïques
Expirant inspiré
Extirpant l’indicible
Transporteur de matière
De matière inflammable
Aspirant l’eau des notes
De tuyaux en pipelines
À travers des déserts
De charges émotionnelles
De bonheurs éventrés
De ruptures emphatiques
Border line
Obsédé d’alchimie
D’alchimie libertaire
À nager dans la prose
En dansant comme un vers
De terre
Empalé sur l’hameçon
Ventre à l’air
En soignant ma névrose
Convaincu qu’une bouche
C’est bien fait pour l’ouvrir
« Le silence des pantoufles
Précède le bruit d’bottes »
Disait mon arrière
Arrière grand-père
Avant la dernière guerre
Mondiale
Sans jamais oublier
Que seul sous la douche
Le refrain est sacré
Car enfin quel est l’but ?
Jouir de l’instant
Mais l’instant dans l’instant
À l’instant il s’envole
Caricature d’un clown
Qui se clone à perpète
ADN en spiral
D’un refrain travaillé
Usé jusqu’à la corde
Par des cycles de quintes
Quintessence d’un passé
Engluer romantique
Ressasser la méthode
Jusqu’à la sinistrose
Astiquer son ego Go !
Et puis croire qu’on invente
C’est aussi dérisoire
Que d’apprendre à nager
Dans le ventre de sa mère
Amniotique
All you need is love
Scarabée de surface
Carapace de chewing-gum
Le cœur gonflé d’hélium
Sevré d’altitude
Cogito ergo sum
Être c’est d’accord
Mais penser c’est autre chose !
Éloigné des mamelles
Assoiffé de lait tiède
Retournant sa litière
Colmatant les trous d’air
Dans la coque du berceau
D’une armure dérisoire
Mayday ! Mayday !
Un homme à la mer
Détaché du vaisseau
Perdu dans le désert
Ventilateur sans pales
La coquille trop fragile
Se noie dans un verre d’eau
Titanic solitaire
L’omelette est baveuse
Quand la norme récupère
En forçant sur la gomme
Quand la chute tombe à l’eau
L’énergie se disperse
La substance se dilue
À l’état de jaune d’œuf
Ratant la mayonnaise
Aux épices de printemps
Le concept aseptise
Le virus créateur
Le présent le futur
Le frésent le putur
Jetzt now
Le néant en l’air
Ça vous monte à la gorge
Ça vous pique les yeux
Le cœur a ses limites
Touch and go
Une larme de fond
Nous entraîne en surface
On surnage au hasard
En suçant des glaçons
Pare-brise en plasma
Aveuglés par les phares
Se gaver d’inutile
Refusant le hasard
Renaissance ou chaos
Quand la terre se réchauffe
Tant le cœur est glacial
Tord-boyaux virtuel
Dans nos veines fragiles
Et l’instinct dans tout ça ?
N’est-ce qu’un vieux souvenir
De forêts tropicales ?
De la corne aux deux pieds
Une erreur verticale
De nos danses phéromones
Nos suppliques simiesques
Dans quel sens le zoo ?
De derrière les barreaux
De quelle sagesse ?
Quel singe est-ce ?
Bien avant le Tutu
De l’opéra-comique
Avant la perruque talquée
D’un théâtre perdu
Les masques tombent
Empilant des décombres
De robots virtuels
Le regard vide de sens
L’image est surpuissante
Elle dégomme le contenu
En extirpe l’essence
Nous laissant tous tout nus
Devant tant d’indécence
La musique se fait vieille
Oubliant l’essentiel
D’un partage intégral
De la racine au ciel
Se haïr à ce point l’intérieur
En astiquant l’extérieur
Sur des chevaux de bois
Mécaniques de tringles
Faisant glisser des tiges
Rythmant les marionnettes
Pour faire danser les ours
En montrant sa quequette !

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14 Swansong 4'35

SWANSONG
Texte P.Auberson/ musique P.Auberson
Arrangements+Batterie Christophe Calpini
Guitare Louis Decker d’Auberson

It is not the end of the world
But it’s not the beginning either
Sometimes my soul is black
Refusing to see to see the shore

It is not the end of the world
But it’s not the beginning either
Sometimes sadness is too strong
Refuse to see another shore

If I speak to you in English
This is to relieve my trouble
With very simple words
I must accept the swan song

It is not the end of our love
But it’s not the beginning either
Sometimes birds fly alone
But everything is illusion

It is not the end of the world
But it’s not the beginning either
Everything must disappear
One day the sun will not return

It is not the end of the world
But it’s not the beginning either
I can not tell you in French
It’s too private to be sung

It is not the end of the world
But it’s not the beginning either
It is not so sad to tell the truth
Only love is immortal

It is not the end of the world
It’s only the end of my world
But it’s always the beginning of something
I must accept the swan song

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15 Déposez les armes 3'41

DEPOSEZ LES ARMES
Texte P.Auberson/ Musique C.Calpini
Arrangement + Batterie Christophe Calpini

Mélodie d’un frère
Pour sa sœur de cœur
Mélodie d’une sœur
Pour le cœur d’un frère
Mélodie sincère
Sans drame sans peur
Sans larme sans arme sans pleur

Mélodie promesse
D’un père à son fils
Mélodie complice
Infinie tendresse
Mélodie caresse
Dans nos cœurs se glisse
Sans larme sans arme sans pleur

Mélodie d’une femme
Pour sa moitié d’homme
Mélodie d’un homme
Brûlé par sa flamme
Mélodie de l’âme
Croquer dans la pomme
Sans larme sans arme sans pleur

Mélodie tragique
Celle du désespoir
Mélodie comique
Du blanc sur du noir
Mélodie magique
Et c’est notre histoire

Mi fa sol la mélodie
La larme à l’œil
Dans l’harmonie
Laissez couler
Fa sol la mélodie
Déposez les armes
La mélancolie

Mélodie toute nue
D’avant la naissance
Mélodie perdue
Tout au fond d’l’enfance
Mélodie d’la rue
Je chante et tu danses
Sans larme sans arme sans pleur

Mélodie rebelle
Pour défendre une cause
Mélodie si belle
En pétales de rose
Mélodie pour elle
Qu’un baiser dépose

Refrain

Mélodie sacrée
Sur ta peau toute nue
Mélodie perdue
Au fil des années
Mélodie fanée
Quand on y croit plus
En larme en arme en pleur
Mélodie qui danse
Qui monte à la tête
Mélodie en transe
D’une belle et d’une bête
Mélodie en fête
Pour tourner les sens

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16 L'amour universel 5'36

L’AMOUR UNIVERSEL
Texte P. Auberson
Musique C.Calpini
Guitare Laurent Poget
Arrangement + Batterie Christophe Calpini

L’autobus quarante-six la dépose sans histoire
Au numéro trente-sept de la rue des saints-pères
Son p’tit sac à la main elle saute sur le trottoir
La journée se termine comme elle a commencé

Des promesses d’amour en baleines échouées
Et dans l’aube de la nuit un début d’quelque chose
Elle habite un quartier où y a pas d’ascenseur
Tout en haut près des toits dans une petite cuisine

Posé sur l’frigidaire un bouddha
Un bouddha qui rigole
De la neige éternelle dans une boule de cristal
Sur la porte de sa chambre la méditerranée
Les vacances sur cette île son papa sur un ch’val

Il y a de ça longtemps une photo du grand frère
Ils nageant dans l’océan ils sont fous elle est folle

Un p’tit Christ en plastique debout derrière les verres
Dans sa chambre à coucher les volets entre-ouverts
L’amour universel nous sépare l’amour universel nous sépare

Il lui manque un truc
Quelque chose qui l’attire vers le haut
Il lui manque un but
Quelque chose qui l’aspire une promesse une mémoire de l’eau
Il lui manque un truc qui lui donn’rait l’inspire
Au-delà des mots un mystère une lutte
Il lui manque un truc un ami un amour
De la peau cette enfance qui la blesse

Alors elle glisse
lle part en Orient où dehors c’est dedans
Où la vie et la mort sont comme deux amants
Alors elle glisse
De visages en prières
Elle médite à l’endroit elle médite à l’envers
L’amour universel nous sépare

La blessure qui s’attarde au jardin de l’enfance
Et de revoir son père en adulte se noyer
Quand elle est toute petite son secret ravalé
Le mouv’ment circulaire d’une corde à sauter

De l’encens exotique en volutes de fumée
Figures géométriques confirmant l’éphémère
D’une question sans réponse à la page cent vingt sept
Du livre des sagesses du gourou sublimé

Un p’tit Christ en plastique debout derrière les verres
Derrière elle elle referme la porte avec une clef
L’amour universel nous sépare

Alors elle glisse
Elle part en OrientOù dehors c’est dedans
Où la vie et la mort sont comme deux amants
Alors elle glisse
En sandales de cordes
De troupeau en ashram
Affamée d’essentiel avec d’autres gens
Alors elle glisse de visages en prières
Elle médite à l’endroit elle médite à l’envers
Alors elle glisse
Sa main dans celle du sage
D’un père qu’elle n’a jamais eu
Dans la barbe du prophète se livre toute nue
L’amour universel nous sépare

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17 Vie rêvée 3'02

VIE RÊVEE
Texte Nicole Gaillard/ Musique P.Auberson
Arrangement cordes pascal Auberson
Quatuor Barbouzes de Chez Fior

Dans mon premier rêve c’est une cohue
De gens en tous genres qui vont cheminant
Un fleuve d’humains débordant en crue
Où je nage en vain à contre-courant
Plus je me démène plus je m’évertue
Plus la foule avance implacablement
Emplissant les places inondant les rues
Comme une marée va tout submergeant


Dans mon deuxième rêve il n’y a plus rien
La ville s’est vidée de son sang humain
Je parcours les rues j’arpente les places
Je ne trouve rien pas la moindre trace
De mes souvenirs mon pauvre passé
Vous que j’ai trahis que j’ai tant aimés
Vous dont les visages maintenant s’effacent
Dans le lointain de ma mémoire usée


Mon troisième rêve m’emporte si loin
Que je ne sais plus même d’où je viens
Ni quel est mon nom mon âge ou mon sexe
Je suis là debout bras ballants perplexe
Sans la moindre idée le moindre désir
A peine présent vidé d’avenir
En moi la pensée lentement s’effrite
Le vent me traverse et tout se délite

Dans mon dernier rêve je m’endors enfin
Au creux d’un berceau fait de sable chaud
La plage où les vagues palpitent sans fin
Murmure à voix basse un conte sans mots
Tout autour de moi comme un grand manteau
La nuit me protège et je me sens bien
Prêt à m’éveiller sur une autre grève
Près d’une autre mer dans un autre rêve

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18 Faut s'faire à l'idée 2'26

FAUT S’FAIRE À L’IDEE
Texte P.Auberson/ musique P.Auberson
Programmation CR 78 Bernard Amaudruz

Faut s’faire à l’idée Johnny
Faut s’y fair’ Jo
On est pas sur terre à l’infini
Faut s’faire à l’idée Johnny
Faut s’y fair’ Jo
Pleure pas mon p’tit père
Retiens la nuit

Mi la ré sol si mi
Oppentuning Stratocaster
Vibrato légendaire
Road sixtisix Easy Rider

Refrain

Mi la ré sol si mi
Soleil dans l’eau Denis Hopper
Standing Palace tournée galère
Cow-boys d’hier gros cubes carrières
Pédale wawa travelling arrière
Brushing fiesta blondes éphémères
Fureur de vivre jusqu’en enfer
Et même Marie qui peut rien faire

Faut s’faire à l’idée Johnny
Faut s’y fair’ Jo
On est pas sur terre à l’infini
Faut s’faire à l’idée Johnny
Faut s’y fair’ Jo
Avec ou Santiag le paradis

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19 Don d'organes 5'51

DON D’ORGANES
Texte P.Auberson/ Musique C.Calpini
Arrangement + Batterie Christophe Calpini

Amis voyez-vous si tout est dans tout et réciproquement
Et si on part du principe bien évidemment
Qu’on est fait de tout petits bouts
Et que ces petits bouts mis bout à bout font un grand tout éternellement
Pourquoi du coup avoir l’angoisse quand on est au bout
D’en perdre un bout tout simplement

Penser qu’après tout puisque tout est partout
Un p’tit bout de nous qui fait partie du tout
Fait qu’ à travers nous l’autre reste debout

Un petit bout du tout rencontre un autr’ bout
C’est vous c’est moi c’est nous
Si tout ces p’tits bouts sont mis bout à bout
On r’vient d’un seul coup au tout
Si tout ce qui en nous est en vous
Alors donner un p’tit bout ça vaut l’coup
Ça donne du sens au tout et réciproquement
Oh fous ! Oh fous !
Tout ce qui est en nous n’est pas à vous !
Diafoirus d’opérettes technocrates de mes deux
Funambules du scalpel touche pas à mon tout
Bas les pattes nom de dieu !

Mais c’est tabou ces p’its bouts
Ces pt’its bouts qu’on a en nous
J’vous interdis d’en prendre un bout
Jusqu’à la fin j’veux être un tout
Car ces p’tits bouts mis bout à bout
C’est à moi seul un point c’est tout
Je suis un tout pas un fourre-tout
Et moi c’est moi et jusqu’au bout
Moi c’est pas toi, toi c’est pas moi
Qu’on se le dise une fois pour tout

Car si c’est vous qui avez mon bout
Le r’trouv’rais-je à l’autre bout
Pourrais-je avoir confiance en vous ?
Si j’suis un bout qui n’est pas d’chez vous
Au fond de vous pas n’importe où
Sacré rendez-vous !

Individu indivisible
Chacun sa voie chacun sa croix seul sur son île
Touche pas à mon tout imbécile
Mon corps c’est mon corps
Si on mélange tout ça va pas du tout

J’tiens à mon bout un point c’est tout
Jusqu’au jour où tout à coup
La vie bascule d’un seul coup
Il vous en manque un bout 
Vous espérez qu’à l’autre bout
Quelqu’un au bout pensera à vous
Quelqu'un qui n’a rien à voir avec vous
Ne vous connaissant ni d’Eve ni des dents
À l’autre bout au bord du trou
Sur un p’tit bout d’papier tout blanc
Laissera pour vous de son vivant
De son plein gré un tout p’tit bout
Avant d’partir dans le grand tout
Qui vous remettra debout

Moi l’honnête homme né d’une friction entre deux bouts
Frottements du dur contre du mou
Ondulation baisers très doux
Qui pense le bien de bout en bout
Qui dit : « Dans la nature y a tous les goûts »
Et même poussière après tout
Devant l’ grand tout s’il me manque un bout
On n’ verra rien mais rien du tout
« Et dis donc vous, vous manque un bout ! »
Mais pas du tout Grand Manitou

Car entre nous c’est bien parce qu’il me manque un bout
Que l’autre en dessous
Respire encore et tout et tout
S’amuse très fort danse comme un fou
Il est mon corps... enfin un bout

Ca vous dit rien mais rien du tout 
Tous les dimanches ces grand gourous
Qui s’passent des bouts en mangent un bout

Certes il nous faut des gardes fous
L’odeur du fric peut rendre fou
Dang’reux trafiques bande de voyous
S’ach’ter des bouts avec du fric
Sauver des riches avec des sous

Et je sais des souffrances indicibles
Au-delà de nos masques d’argile
De nos courses effrénées de nos vagues inutiles
Nous sommes faits d’eau de sang de sucre et de sel
De veines d’éponges de cornées et de cils
Notre véhicule n’est pas une machine
C’est juste une aile pour aller sur l’autre île
Relier l’essentiel être gardien du fil
D’un chaînon éternel repassant sans relâche
À son frère le témoin d’un os d’une peau
D’un poumon d’un nombril
D’une mémoire de l’eau d’une cellule invisible

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